Je pense pas avoir quoi que ce soit qui puisse sauter aux yeux d'un étranger, ce qui pour moi est déjà une bonne nouvelle puisque je hais me faire remarquer. J'adore les t-shirt unicolores et les jeans noirs, d'ailleurs je ne m'habille qu'avec ça. Ce sont probablement les informations les plus inintéressantes que je puisse avoir à dire mais je ne sais pas pourquoi c'est par celles-ci que je commence. De toute façon j'écris, mais je ne sais même pas ce que je vais dire par la suite. Enfin, je sais quoi dire ; je ne sais juste pas l'introduire. J'ai plusieurs pseudonymes, dont Zwergf bien sûr, mais le temps m'en a façonné d'autres : Citronxzme et son diminutif Citron étant l'alternative la plus commune que j'utilise. Des pseudonymes dont l'histoire est bien plus longue que le temps nécessaire à l'apprentissage de leur prononciation.
Par borné, j'entends clôturé, encerclé de références finies sur lesquelles croissent des possibilités infinies d'imaginaires. Si on prend mes passions par ordre chronologique, la première d'entre elle à été le jeu. Certains jeux. Deux séries seulement, pour être tout à fait précis : Crash Bandicoot et Spyro the Dragon. Mon premier jeu vidéo a été Spyro the Dragon, et j'ai eu les huit jeux des deux séries sur PlayStation à l'époque où j'étais encore assez candide pour croire que ces héros étaient inépuisables, qu'il existait autant d'opus de chaque série que d'argent me permettant de me les offrir. Mon enfance a probablement pris fin avec la découverte de la triste réalité : ces séries étaient arrêtées sur leurs supports originels et rien n'allait les faire revivre. Quelques jeux ont alors perpetué mon envie de jouer : Une faim de Loup, Advance Wars, Civilization, Worms, Trauma Center, Team Fortress 2.
Cette illustration pourrie est aux antipodes de l'extase que l'étude des langages peut procurer. Si, je parle bien de ce truc qui vous fait chier du collège au lycée, autant le français que les langues étrangères. Moi aussi ça m'a fait chier, j'étais une grosse bouse en anglais jusqu'en première, où la section L que j'ai choisie pour fuir les maths et autres crasses m'ont un peu forcé la main. À la fin d'une terminale sans grande ambition, une licence de langue s'est timidement proposée de mettre un terme à mes réflexions pas intenses du tout pour savoir sur quelle voie poursuivre mes études. Au fond, pourquoi faire une licence de langues après m'être forcé à améliorer mon anglais et m'être vautré en allemand, langue que plus je pratiquais, plus je haïssais ? Mais en parallèle de mes études, une véritable passion des langages, profonde et communicative, est née en moi et ne me quittera probablement plus jamais.
Qu'est ce qui rend les langages intéressants ? Impossible à faire tenir en si peu de place, mais peut-être que ces quelques interrogations éveilleront votre intérêt. Comment déguster et dégoûter peuvent-ils s'opposer autant alors que leur provenance étymologique semble si proche ? Que comprendre derrière les 700 termes composés que la langue inuit possède pour parler de la neige quand nous bataillons à en réunir une vingtaine en français - langue dont la formation de mots est complètement étrangère à notre manière de penser ? Pourquoi les traductions parfaites n'existent pas ? Pourquoi un mot dans une langue n'égale jamais un autre mot dans une autre langue ? Les hommes parlant une autre langue que nous ont-ils réellement la même perception du monde si leurs mots expriment une réalité différente des nôtres ? Pourquoi l'orthographe française n'a rien à voir avec sa prononciation ? Comment quelques mots peuvent-ils plus nous blesser qu'un obus en pleine jambe ? Y a-t-il vraiment déjà eu une langue commune à tous les hommes ? Qu'est ce qu'implique le fait que la syntaxe du français permet des tournures inconnues à un esprit anglophone, et inversement ? Je serai probablement mort avant d'avoir fait le tour de la moitié de ces questions.